–> Article 12, le dernier de ma série pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.
On est arrivés au bout.
Douze articles!
- Des mécanismes biologiques aux patterns comportementaux.
- De l’axe HPA aux croyances identitaires.
- Du grignotage du soir aux souvenirs fondateurs.
Et dans les deux derniers articles, on a vu ce que l’hypnose est, comment elle fonctionne neurologiquement, et ce qu’elle fait concrètement sur chaque mécanisme de l’addiction au sucre.
Aujourd’hui je vais faire quelque chose d’inhabituel pour terminer cette série.
Je vais vous dire ce que l’hypnose ne fait pas concernant l’addiction au sucre et aux grignotages.
Ce que je ne vous promettrai jamais.
(Ce que personne ne devrait vous promettre d’ailleurs.)
Je fais cette article ni par modestie ni par prudence légale mais parce que vous avez lu douze articles.
ET?
Et vous avez investi du temps et de l’attention, et vous méritez une conclusion honnête et complète, objective.
Et parce que dans mon expérience, les gens qui ont tout essayé ont un radar extrêmement sensible au bullshit.
- Ils l’ont développé à force de déceptions.
- À force de promesses non tenues.
- À force de méthodes qui juraient que cette fois ce serait différent.
Si vous êtes encore là après douze articles vous faites partie de ces gens-là.
Alors voilà la vérité complète, ça vous va?
Qui suis-je en 2 mots?
Je m’appelle Balthazar.
Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.
Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.
Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.
Le lien est juste en dessous.
1- L'hypnose n'efface PAS le passé.
Ça peut paraitre évident, mais vos souvenirs restent. Vos expériences restent. L’enfance que vous avez eue reste.
Ce que l’hypnose change c’est le rapport que vous avez à tout ça.
Je m’explique.
Quand on pense à un souvenir, on y pense jamais objectivement, d’ailleurs ce genre d’objectivité est impossible.
Vous voyez le monde et vos expériences à travers vos yeux, sentez avec vos mains et votre nez, entendez avec vos oreilles.
Et interpretez tout ça avec votre cerveau, c’est à dire vos croyances, votre identité, votre environnement… etc
Tout ça influence le sens que ces expériences ont pris, le poids qu’elles portent encore aujourd’hui.
Donc avec l’hypnose on agit sur “la manière dont vous prenez les choses”, votre point de vue.
Toute expérience humaine est subjective, on ne peut agir que sur cet aspect là: nos représentations internes.
Ce n’est pas rien. C’est même énorme.
Mais ce n’est pas de l’effacement (et heureusement quelque part, non?)
–> L’hypnose agit sur les représentations, pas sur le passé lui-même
2- L'hypnose ne supprime pas les émotions difficiles.
Le stress continuera d’exister dans votre vie (et heureusement quand on sait à quel point il est utile!)
La fatigue aussi (elle aussi est utile!)
Les disputes, les deadlines, les journées épuisantes, ça ça ne dépend que de vous.
L’hypnose n’anesthésie pas! (enfin elle peut, à l’hopital ou chez le dentiste par exemple…mais pas dans ce contexte donc)
Par contre, l’hypnose va vous aider à traverser ces émotions sans avoir besoin du sucre pour le faire.
La différence entre subir et traverser, c’est toute la différence qu’on amène en accompagnement, évidemment les émotions, elles, restent, et heureusement.
–> Hypnose et émotions difficiles
3- L'hypnose ne fonctionne pas contre votre volonté.
Je ne peux pas vous forcer à changer quelque chose que vous ne voulez pas changer.
L’état hypnotique augmente la réceptivité, il ne supprime en aucun cas le libre arbitre.
Si une partie de vous n’est pas vraiment prête et nage complètement à contrecourant ou cherche à saboter les choses, le travail sera superficiel…
La motivation doit être réelle, pas parfaite, j’ai dit dans l’article 9 que l’ambivalence est normale et attendue.
Mais réelle.
Pour ça vous pouvez vous pouvez vous poser la question:
–> Vous le voulez vraiment ou bof bof?
–> hypnose et libre arbitre
4- L'hypnose ne remplace pas un suivi médical.
Si votre addiction au sucre s’inscrit dans un tableau plus complexe du style trouble du comportement alimentaire sévère, dépression majeure, diabète, trouble anxieux important l’hypnose peut être un outil précieux en complément d’un suivi médical ou psychiatrique.
Pas à la place.
Je le dis clairement parce que c’est important.
Et parce que mon rôle n’est pas de remplacer les professionnels de santé, c’est de travailler en bonne intelligence avec eux.
–> hypnose et suivi médical
5- L'hypnose ne produit pas les mêmes résultats en une séance qu'en six.
J’entends parfois des praticiens promettre des résultats définitifs en une seule séance.
C’est possible dans certains cas très spécifiques et très circonscrits.
Mais pour l’addiction au sucre, avec tout ce qu’on a vu dans cette série, la profondeur du conditionnement demande du temps pour être défaite.
Des associations construites sur des années ne se dissolvent pas en 60 minutes.
Mon programme complet est structuré sur plusieurs séances pour une raison simple : le changement réel et durable prend du temps.
Et il mérite qu’on lui en donne.
Vous méritez de vrais résultats durables, pas un énième pansement qui vous décevra 1 mois après. (si?)
–> Hypnose, 1 séance vs 6 séances
6- L'hypnose ne fait pas tout le travail à votre place.
Entre les séances, il y a une vie.
Des situations déclencheuses.
Des moments où les vieux automatismes vont essayer de reprendre le dessus pour une raison x ou y. (c’est pas obligatoire bien sur, mais ça arrive parfois)
Le travail en séance ouvre des portes. Ce qui se passe entre les séances, c’est à dire comment vous habitez ces nouvelles possibilités, comment vous traversez les moments difficiles ça, c’est votre part.
Je suis là pour vous accompagner au maximum pendant les séances et même entre les séances.
Par contre je ne peux pas vivre votre vie à votre place ni prendre les décisions à votre place.
–> L’hypnose ne fait pas tout le travail à votre place
7- L'hypnose n'est pas une solution magique si les sources de stress ne changent pas du tout.
Si votre vie est structurellement épuisante:
- travail toxique
- relation destructrice
- isolement chronique
L’hypnose peut vous donner des outils pour mieux traverser tout ça.
Mais si les sources de stress restent exactement les mêmes et continuent de s’intensifier il y a une limite à ce que n’importe quel outil thérapeutique peut faire.
Parfois le vrai travail inclut aussi de regarder honnêtement sa vie.
Et de se demander ce qui doit changer au-delà du sucre.
Evidemment je vais vous aider à ça en accompagnement, si besoin.
Pourquoi je vous dis tout ça
C’est en apparence contre-intuitif.
Je viens de vous dire tout ce que l’hypnose ne fait pas. Toutes ses limites. Tout ce que je ne vous promettrai jamais.
Et pourtant si vous êtes comme la plupart des personnes que j’accompagne cette liste vous rassure plus qu’elle ne vous décourage.
Parce que vous les avez déjà entendues les promesses impossibles.
Vous les connaissez par cœur.
“Arrêtez le sucre définitivement en 1 séance.”
“Résultats garantis.”
“Méthode révolutionnaire.”
Et vous savez ce qu’elles valent. (Pas grand chose.)
L’honnêteté sur les limites d’un outil c’est aussi paradoxalement ce qui le rend crédible.
Ce qui permet de lui faire confiance. Ce qui permet d’y aller vraiment sans se protéger à moitié parce qu’on attend déjà la déception.
Vous savez maintenant à quoi vous avez à faire.
Ce que l'hypnose fait, pour finir sur ce qui compte le plus.
On a passé un article entier sur les limites.
J’ai développé à fond ce que j’hypnose fait concrètement contre l’addiction au sucre dans mon dernier article (le numéro 11), allez le lire si vous souhaitez en savoir plus.
En tout cas une chose est sûre et ça on l’a déja abordé en détail dans les autre articles:
- L’hypnose accède aux couches profondes du cerveau là où la volonté n’arrive pas.
- Elle désancre des automatismes construits sur des milliers de répétitions.
- Elle installe de nouveaux réflexes de régulation émotionnelle.
- Elle réduit la charge émotionnelle des situations déclencheuses.
- Elle travaille sur les croyances encodées depuis l’enfance.
- Elle élargit la fenêtre de tolérance à l’inconfort.
- …
MAIS:
Elle ne fait pas tout ça en une séance.
Elle ne fait pas tout ça sans votre participation.
Elle ne fait pas tout ça sans effort de votre part entre les séances.
Mais elle le fait.
Progressivement. En profondeur. De manière durable.
Et ce qu’elle produit quand le travail est fait sérieusement c’est quelque chose que beaucoup de clients décrivent avec les mêmes mots, indépendamment les uns des autres.
La liberté.
Pas la privation. Pas la résistance permanente. Pas la surveillance de chaque repas.
La liberté. Passer devant la boulangerie sans y penser.
Rentrer chez soi le soir sans se précipiter sur le placard.
Traverser une journée difficile sans avoir besoin du sucre pour tenir.
Ne plus lutter. Ne plus être en guerre contre soi-même.
Juste être libre.
–> Liberté durable de l’addiction au sucre et aux grignotages
La synthèse de cette série
Douze articles.
Voilà ce qu’on a vu ensemble:
Le stress active l’axe HPA et force le corps à réclamer du sucre comme énergie d’urgence. (voir mon article 1)
La dopamine crée l’anticipation compulsive. (voir mon article 2)
La sérotonine cherche sa béquille rapide.
Les endorphines anesthésient la douleur émotionnelle.
Le GABA emprunte le sucre pour se calmer, on a vu ça dans l’article 3.
Le conditionnement neuronal automatise tout ça jusqu’à l’invisibilité. (article 4)
La dimension psychologique ajoute les couches de l’enfance: le sucre comme amour, comme sécurité, comme seul régulateur émotionnel disponible, ça c’était l’article 5.
La boucle culpabilité-stress-sucre qui se referme sur elle-même (article 6)
La restriction cognitive qui amplifie ce qu’elle prétend contrôler.
Les croyances identitaires qui maintiennent le système en place.
Les patterns comportementaux donnent à tout ça un visage concret: le grignotage du soir, le craquage post-conflit, les écrans, la faim émotionnelle, la surcharge cognitive, le comportement secret, l’impuissance acquise (voir article 7)
Et l’hypnose comme un outil neurologiquement cohérent, (pas magique) accède précisément là où tout ça réside. (Articles 10 et 11)
On vient travailler en profondeur pour dénouer les choses qui bloquent.
Voilà. C’est la carte complète de votre addiction au sucre.
Et maintenant ?
Si vous avez lu cette série, en entier ou en partie, et que quelque chose a résonné, voilà ce que je vous propose.
Une conversation de 45. minutes au téléphone avec moi pour:
- Faire le point sur votre situation précise.
- Identifier ensemble quels mécanismes vous concernent le plus.
- Voir honnêtement si mon accompagnement est adapté à votre cas, ou pas.
Cet appel est gratuit et sans engagement.
Et à la fin de l’appel, si c’est oui de mon côté et du vôtre on voit comment travailler ensemble.
Si c’est non de votre coté ou du mien, vous repartez quand même avec une conversation utile, une compréhension plus claire de ce qui se passe pour vous, et la liberté d’aller voir ailleurs sans aucune pression.
C’est aussi simple que ça.
En tout cas, si vous avez lu mes douzes articles, vous savez pourquoi la volonté n’a jamais suffi face à l’inconscient.
Vous savez que ce n’était pas votre faute si vous avez échoué pour l’instant.
La seule question qui reste maintenant c’est si vous êtes prêt(e) à essayer quelque chose qui à fonctionné pour des milliers de personnes.
À très vite,
Balthazar
P.S. : Et si vous n’êtes pas encore prêt(e) c’est très bien aussi. Revenez quand vous le serez. Les articles seront toujours là. Et moi aussi.