Ce que l’hypnose fait concrètement sur votre addiction au sucre, mécanisme par mécanisme

–> Article 11 de ma série pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.

Dans l’article précédent, on a vu pourquoi l’hypnose est l’outil le plus cohérent pour l’addiction au sucre.

Allez le lire si ce n’est pas encore fait.

On a vu que l’hypnose c’était de la science, pas de la magie contrairement à certaines croyances populaires.

Aujourd’hui on va aller un peu plus dans le détail encore.

L’idée c’est d’éliminer les doutes, vraiment comprendre les choses.

Lets go, voyons donc ce que l’hypnose fait sur chacun des mécanismes qu’on a explorés ensemble dans cette série.

Qui suis-je en 2 mots?

Je m’appelle Balthazar.

Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.

Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.

Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.

Le lien est juste en dessous.

1. Désancrer l'association automatique stress → sucre

On a vu dans les premiers articles comment cette association s’est construite.

Stress → sucre → soulagement. Des centaines de fois. Des milliers peut-être. Jusqu’à ce que la connexion neuronale soit tellement solide qu’elle devienne un réflexe, aussi automatique que retirer sa main d’une flamme.

Vous vous souvenez du principe de Hebb ? “Les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble.”

Ce principe fonctionne dans les deux sens.

Ce qui ne s’active plus ensemble finit par se déconnecter.

En séance d’hypnose, voilà ce qui va se passer concrètement.

On induit d’abord un état de relaxation profonde, le cerveau est calme, plastique, réceptif comme on l’a vu au dernier article.

Puis on fait émerger doucement la sensation de stress, pas pour la subir, mais pour travailler dessus dans un cadre sécurisé.

Et on installe une nouvelle réponse à cette sensation.

Une réponse qui n’implique pas le sucre.

Le cerveau en état hypnotique a une caractéristique fascinante : il ne distingue pas parfaitement le réel de l’imaginaire, vous vous rappellez?

Ce qui signifie que répéter mentalement une nouvelle réponse au stress en état hypnotique active les mêmes circuits neurologiques que si vous l’aviez vécue réellement.

Une répétition en état hypnotique équivaut neurologiquement à plusieurs répétitions en état conscient ordinaire.

C’est l’accélérateur du changement.

Après un travail suffisant, pas en une séance, mais progressivement, quelque chose de remarquable se produit quand le stress arrive.

Le cerveau cherche sa réponse habituelle et ne trouve plus le sucre en première position.

A la place, il accède à l’alternative qu’on a installée.

Logique, non?

2. Installer de nouveaux réflexes de régulation émotionnelle

Voilà quelque chose de crucial que j’ai mentionné dans les articles précédents et sur lequel je veux m’arrêter aujourd’hui:

–> Supprimer le sucre sans installer autre chose, c’est créer un vide et c’est aller droit à l’échec.

Pourquoi ? Parce que la nature a horreur du vide.

C’est pour ça que les régimes d’éviction pure échouent presque systématiquement.

En gros dans les cas de régimes, ils vous font retirer le sucre dans rien mettre à la place.

Et votre cerveau qui a besoin d’un outil de régulation émotionnelle finit toujours par revenir chercher celui qu’il connaît. (le sucre)

L’hypnose ne se contente pas de désancrer. Elle installe.

Concrètement, on travaille sur ce qu’on appelle des ancrages, des ressources internes accessibles rapidement dans les moments de tension.

Un ancrage, c’est une association entre un geste précis, une sensation particulière ou une image mentale et un état émotionnel souhaité.

Vous avez peut-être déjà entendu parler de ça sous d’autres formes, la respiration carrée des forces spéciales, le geste rituel d’un sportif avant une compétition, la chanson qui vous remet immédiatement de bonne humeur.

Ça vous parle?

Ce sont des ancrages. Naturels, construits par hasard au fil du temps.

En hypnose, on les construit délibérément et rapidement. On associe un état ressource à un déclencheur précis et on répète cette association en état hypnotique jusqu’à ce qu’elle devienne réflexe.

Résultat concret : vous sentez le stress monter. Au lieu de la main qui va au placard un geste, une respiration, une image. Et l’état ressource arrive. En quelques secondes. Sans sucre.

Ce n’est pas de la pensée positive. C’est du conditionnement neurologique délibéré, le même mécanisme que l’automatisme sucre, utilisé dans le bon sens cette fois.

–> Hypnose et installation de nouveaux reflexes

3. Réduire la charge émotionnelle des situations déclencheuses

On a vu dans l’article 7 que les patterns comportementaux ont des déclencheurs précis.

Le canapé le soir, la dispute, l’écran, la réunion difficile, la fatigue, vous vous rappellez?

Chaque déclencheur porte une charge émotionnelle, une intensité de l’état interne qui active l’automatisme. Plus cette charge est forte, plus l’automatisme est puissant et difficile à interrompre.

L’hypnose peut travailler directement sur cette charge.

La technique utilisée ressemble mécaniquement à ce qu’on appelle en psychologie la désensibilisation proche de l’EMDR pour ceux qui connaissent.

Concrètement : en état hypnotique, on fait revivre la situation déclencheuse de manière contrôlée et sécurisée.

On l’approche progressivement, à la bonne distance émotionnelle. Et à chaque répétition, la réponse émotionnelle associée diminue.

C’est comme décharger une pile.

La situation reste la même dans votre vie:

Vous rentrerez toujours chez vous le soir.

Vous aurez toujours des disputes parfois. (ça c’est un autre problème)

Vous regarderez toujours des séries ou la télé.

Mais la charge émotionnelle associée à ces moments diminue.

Le signal de déclenchement s’affaiblit. Et quand le signal est suffisamment faible, l’automatisme n’a plus assez d’énergie pour s’activer.

Concrètement, et c’est ce que décrivent beaucoup de clients après ce travail, vous vous asseyez sur le canapé le soir. Et vous réalisez que vous n’avez simplement pas envie de grignoter.

Vous n’avez plus besoin de résister, parce que l’envie n’est tout simplement plus là.

4. Accéder aux souvenirs fondateurs

C’est souvent le travail le plus profond. Et le plus libérateur.

On a vu dans l’article 5 que beaucoup d’associations sucre-émotion remontent à l’enfance.

Parfois très loin ou à des moments préverbaux, des souvenirs que vous ne pouvez pas raconter parce que vous n’aviez pas encore les mots pour les vivre.

“Le sucre c’était la seule douceur dans une période difficile.”

“C’est ce que ma grand-mère me donnait quand j’étais triste.”

“C’était ma récompense quand je faisais quelque chose de bien.”

Ces associations sont stockées dans la mémoire implicite et émotionnelle pas dans la mémoire consciente narrative.

C’est pour ça qu’elles n’apparaissent pas à la réflexion ordinaire. Et c’est pour ça que comprendre intellectuellement ne suffit pas à les changer.

L’hypnose permet d’y accéder comme on a commencé à le voir dans le dernier article.

Pas de manière spectaculaire comme dans de stupides spectacles d’hypnose, non.

Mais d’une façon douce et progressive, le cerveau en état hypnotique facilite l’accès à ces états émotionnels anciens.

À ces moments où l’association a été construite.

Et là, j’attire votre attention sur un point important:

Votre inconscient ne maintient pas ces automatismes par malveillance. Il les maintient parce qu’il croit sincèrement vous protéger.

Il maintient ces truc qui vous embêtent pas pour le plaisir mais parce que ça a fonctionné jusqu’a maintenant.

Parce que c’était la meilleure stratégie disponible à ce moment-là pour répondre à un problème.

C’est un peu comme une stratégie de survie, cessez de vous en vouloir 😉

Ayez de la compassion envers vous-même.

En accompagnement, quand vous aller comprendre profondément cela, ce sera aussi l’occasion de remercier l’ancienne stratégie pour le service rendu.

Et de lui dire qu’on n’en a plus besoin.

C’est souvent le moment le plus puissant de tout l’accompagnement.

5. Élargir la fenêtre de tolérance à l'inconfort

On a terminé l’article 6 sur ce point: la faible tolérance à l’inconfort émotionnel comme facteur sous-jacent fondamental.

Le sucre règle l’urgence en 30 secondes. C’est imbattable tant que l’inconfort reste insupportable.

La solution n’est pas d’apprendre à souffrir davantage, ne vous inquiétez pas.

La solution c’est d’élargir la fenêtre de ce qui est supportable.

De réapprendre progressivement que les émotions difficiles sont traversables. Qu’elles passent. Qu’elles ne sont pas des urgences à résoudre immédiatement.

En hypnose, on travaille ça de manière progressive et sécurisée.

On expose le client (vous peut être bientôt? 😉 ) à des niveaux croissants d’inconfort émotionnel, dans un cadre où il se sait en sécurité, accompagné, avec la possibilité de moduler l’intensité à tout moment.

Chaque exposition réussie élargit la fenêtre. Le client expérimente que la tension peut monter et redescendre sans catastrophe et sans sucre.

Vous voyez le principe?

En psychologie on appelle ça la défusion cognitive, la capacité à observer une émotion sans en être submergé.

À la laisser passer comme un nuage sans chercher à la chasser immédiatement.

Quand cette capacité se développe et elle se développe, séance après séance, l’automatisme sucre perd progressivement sa raison d’être.

Il n’est plus nécessaire comme évitement d’urgence.

Et ce qui reste, c’est une relation aux émotions radicalement différente plus fluide et plus libre, sans béquille nécessaire. 😉

–> Elargir la fenêtre de l’émotionnellement supportable avec l’hypnose.

Ce que tout ça donne en pratique

Je veux être le plus concret possible sur ce à quoi ressemble ce travail dans la vraie vie.

Une des premières choses à comprendre c’est que ce n’est pas une séance unique où tout se règle d’un coup, ça ça ne tient pas.

Le conditionnement a été construit sur des années, il se défait sur des semaines et des mois, pas en 60 minutes.

Ce n’est pas non plus un processus douloureux ou effrayant (pas comme ces bonnes vieilles opérations chirurgicales et traumatisantes pour perdre du poids…)

La grande majorité des client(e)s décrivent les séances comme profondes et apaisantes, parfois intenses émotionnellement. Les client(e)s se sentent écouté(e)s.

Attention: les changements ne sont pas toujours spectaculaires au début. 

Souvent ils arrivent doucement, une envie qui ne vient pas, un soir où on réalise qu’on n’a pas grignoté, une situation stressante traversée sans se précipiter sur le placard.

Petits signaux. Mais signaux réels.

Et progressivement ces petits signaux s’accumulent. Les automatismes s’affaiblissent. Les nouvelles réponses se renforcent. L’identité commence à changer.

On ne lutte plus. On n’est plus en guerre contre soi-même.

On est juste libéré(e).

Ce qui compte ce n’est pas que ce soit réglé en 60 minutes, c’est que les résultats soient durables non? 

–> Libération de l’addiction au sucre et aux grignotages grâce à l’hypnose

Dans le prochain article et dernier de cette série:

On va parler de ce que l’hypnose ne fait pas.

Ce que je ne vais jamais vous promettre. Ce que personne ne devrait vous promettre.

Parce que l’honnêteté sur les limites d’un outil c’est ce qui le rend vraiment crédible et c’est ce qui vous permettra de prendre une décision éclairée.

À très vite.

Balthazar

(PS : si vous voulez qu’on fasse le point sur votre situation maintenant le bouton pour réserver un appel gratuit avec moi est juste en dessous.)

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