Pourquoi vous avez essayé 10 fois d’arrêter le sucre sans y arriver et pourquoi ce n’était pas votre faute.

–> Article 9 de ma série d’articles pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.

Dans les deux articles précédents, on a parlé des patterns comportementaux, ce sont ces moments précis et ces contextes particuliers où le craquage arrive presque à coup sûr, on a vu ceux-là:

  • Le grignotage du soir.
  • Le craquage post-conflit.
  • Les écrans.
  • La faim émotionnelle.
  • La surcharge cognitive.
  • Le grignotage secret.

Aujourd’hui on aborde le dernier pattern de ce chapitre.

Et celui-là est différent de tous les autres.

Parce que ce n’est pas un comportement alimentaire.

Ce n’est pas un moment de la journée. Ce n’est pas un contexte particulier.

C’est quelque chose de plus profond. De plus silencieux. De plus dévastateur aussi.

C’est l’histoire de toutes vos tentatives échouées.

Et de ce qu’elles ont construit en vous sans que vous vous en rendiez compte.

Let’s goo

Qui suis-je en 2 mots?

Je m’appelle Balthazar.

Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.

Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.

Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.

Le lien est juste en dessous.

Le paradoxe de celui qui consulte

Voilà quelque chose que j’observe dans presque chaque premier appel.

La personne qui me contacte porte deux choses simultanément et en apparence contradictoires:

  • D’un côté, de l’espoir, elle se dit quelque chose du genre: “Peut-être que cette fois…” C’est pour ça qu’elle appelle. C’est pour ça qu’elle est là. (Et elle à raison)
  • Mais de l’autre, je sens parfois une certitude intime, profonde, presque physique, quelque chose du genre “Ça ne marchera pas non plus.”

Ces deux choses coexistent. En même temps. Dans la même personne.

Ce n’est pas vraiment de la résistance ni un manque de motivation, pas non plus de la mauvaise volonté.

Mais alors qu’est ce que c’est?

C’est ce qu’on appelle en psychologie l’impuissance acquise.

On va expliquer…

L'impuissance acquise c'est quand vous arrêtez d'essayer

Martin Seligman, psychologue américain, a décrit ce phénomène dans les années 60.

L’idée centrale est simple et brutale : quand un être vivant échoue suffisamment de fois à changer une situation (même en faisant des efforts réels, même en y mettant toute sa volonté) il finit par arrêter d’essayer.

Pas par paresse ni par faiblesse évidemment.

Parce que son cerveau a appris, à force de répétitions douloureuses, que ses actions n’ont pas d’effet sur la situation.

Que quoi qu’il fasse, le résultat sera le même.

Et cette croyance, une fois installée, persiste même quand la situation change réellement.

Même quand une nouvelle approche serait différente.

Même quand le succès serait possible.

Le cerveau a appris qu’il ne peut pas.

Alors il ne cherche plus vraiment. Il protège juste contre une nouvelle douleur.

Maintenant replacez ça dans le contexte de l’addiction au sucre.

Combien de fois avez-vous essayé d’arrêter ?

  • Le régime de janvier. 
  • L’application de suivi calorique. 
  • Le livre sur la détox au sucre. 
  • La promesse du lundi matin. 
  • Le défi des 21 jours. 
  • La période de motivation post-bilan médical.

Chaque tentative a commencé avec de l’énergie. De la détermination. Un vrai désir de changer.

Et chaque échec a déposé quelque chose. Une petite couche supplémentaire sur la croyance “je suis incapable de changer”.

Après cinq tentatives, la couche est fine mais présente. Après dix, elle est épaisse. Après vingt, elle est devenue une conviction identitaire.

“De toute façon j’ai toujours été comme ça.”

On a parlé de cette phrase dans l’article 6 (top 6 des pensées limitantes).

Vous vous souvenez ?

–> Impuissance acquise

Ce que chaque échec a vraiment prouvé

Ok, vous n’avez pas réussi pour l’instant. ET?

Chaque tentative échouée n’a pas prouvé que vous êtes incapable de changer.

Elle a prouvé surtout que la méthode était inadaptée au problème.

C’est une distinction énorme.

Et pourtant, personne ne la met en évidence clairement.

On vous a donné:

  • Des régimes. 
  • Des règles. 
  • Des interdits. 
  • Des listes d’aliments à éviter. 
  • Des applications pour compter les calories. 
  • Des challenges de 30 jours.

Tous ces outils s’attaquent au comportement visible, ce que vous mangez, quand vous mangez, combien vous mangez.

ET NOUS?

–> Nous on a passé neuf articles à voir que le problème ne se joue pas au niveau du comportement visible.

Il se joue dans:

  • L’axe HPA et le cortisol. 
  • Dans la dopamine et la sérotonine. 
  • Dans les endorphines et le GABA. 
  • Dans les associations construites depuis l’enfance. 
  • Dans les besoins non comblés. 
  • Dans la boucle culpabilité. 
  • Dans les patterns automatiques.
  • … 

Tout ça se joue en dessous du comportement.

Dans l’inconscient. Là où les régimes et les applications n’arrivent pas.

Utiliser la volonté pour changer un automatisme inconscient, c’est comme essayer d’éteindre un incendie depuis la rue avec un verre d’eau.

Ce n’est pas vous qui seriez cassé(e).

C’est l’outil qui était inadapté.

–> Voilà un bel exemple du concept d’outil inadapté: pour ouvrir une porte on utilise une clé, pas un marteau.

Le secret du paradoxe

Je veux m’arrêter un moment sur ce paradoxe dont je parlais au début.

Espoir ET certitude que ça ne marchera pas. Simultanément.

Beaucoup de personnes ont honte de cette ambivalence:

  • Elles se disent qu’elles ne sont pas vraiment motivées.
  • Qu’elles ne méritent pas d’être aidées.
  • Qu’elles font semblant.

C’est faux.

Cette ambivalence est universelle. Elle est normale. Elle est même attendue après une longue histoire d’échecs répétés.

Ce serait étrange de ne pas l’avoir.

Votre cerveau a simplement appris à se protéger.

Il espère parce que quelque chose en vous sait que le changement est possible.

Et il doute parce qu’il a été blessé suffisamment de fois pour ne plus vouloir l’être.

Ces deux choses peuvent coexister. Elles coexistent chez presque tout le monde qui arrive à ce stade.

Et ce n’est pas un obstacle au changement. C’est le point de départ honnête d’un vrai travail.

–> Ambivalence espoir VS certitude pessimiste

Voici ce que j'ai observé des dizaines de fois

Quand on aborde ce pattern lors d’un premier appel, qu’on parle de tous ces échecs passés.

Quand je passe du temps à expliquer comment je travaille et les résultats que j’ai eu avec mes client(e)s, quelque chose se passe parfois.

Un silence. Parfois des larmes. Souvent un “oui c’est exactement ça” dit avec un soulagement qu’on entend clairement dans la voix.

Parce que c’est souvent la première fois que quelqu’un leur dit ça, la première fois qu’on met les mots sur ce qu’ils ressentent.

Et dans tous les cas, les échecs passés ne sont pas une preuve d’incapacité. Ils sont la preuve que vous avez utilisé les mauvais outils pour le problème.

Ce changement de point de vue, simple en apparence, est un premier pas thérapeutique.

Il ne règle pas tout, sinon on aurait pas besoin de séances derrière.

Mais il ouvre quelque chose. Il redonne une permission d’essayer autrement. Sans la certitude de l’échec qui plombe tout dès le départ.

C’est important que vous y croyiez! (et vous faites bien).

C’est souvent le début réel du changement.

Car pas de changement si vous êtes persuadés que ça ne marchera pas.

J’en entend certain(e)s dire “placebo”, non, sinon on distribuerai aussi des pilules vides pour arrêter le sucre (qui veut ouvrir un business de charlatan? levez la main!)

Non, simplement la croyance guide beaucoup plus de choses inconsciemment que ce qu’on pourrait penser.

Et si vous ne voulez pas croire que ça peut marcher pour vous, vous vous saboterez + ou – inconsciemment, c’est aussi simple que ça.

–> “Personne n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir”, alors si vous ne voulez pas ce changement, vous ne pourrez pas l’obtenir.

Et si vous le voulez, mon rôle à moi c’est de vous y aider. 🙂

Et l'hypnose dans tout ça ?

L’impuissance acquise n’est qu’une croyance.

Profondément ancrée, certes.

Encodée par des années de répétitions douloureuses certes.

Mais une croyance, et une croyance qui ne nous sert pas à changer, bien au contraire.

Mais les croyances, elles, contrairement aux faits, elles peuvent changer.

Pas par la raison seule.

On peut comprendre intellectuellement que les échecs passés n’étaient pas de notre faute, et continuer à se sentir incapable.

La compréhension cognitive ne suffit pas toujours à modifier ce qui est stocké en profondeur.

C’est là qu’intervient l’hypnose.

En état hypnotique, on peut accéder à ces couches profondes où la croyance “je suis incapable” est encodée.

On peut remonter à son origine, souvent un enchaînement précis d’échecs qui ont fini par se solidifier en certitude.

Et on peut retravailler ce matériel à la source.

Pas en effaçant le passé, c’est impossible et ce ne serait même pas le but.

Mais en changeant le sens que ce passé a pris.

En transformant “j’ai toujours échoué donc je suis incapable” en “j’ai toujours utilisé des outils inadaptés — et maintenant j’en ai un qui l’est.”

Ce n’est pas de la pensée positive.

C’est un vrai travail neurologique sur les associations qui maintiennent l’impuissance en place.

Et quand cette impuissance se desserre, même partiellement, quelque chose de remarquable se produit.

L’énergie qui était utilisée à se protéger de la douleur de l’échec devient disponible pour autre chose. Pour essayer vraiment. Pour y croire un peu. Pour avancer différemment.

C’est souvent à ce moment-là que le vrai travail commence.

On démarre alors sur de bonnes et saines bases.

Vous avez lu mes huits articles précédents?

Si oui vous connaissez maintenant les mécanismes biologiques, neurochimiques, psychologiques et comportementaux qui créent et maintiennent l’addiction au sucre.

Vous savez pourquoi la volonté ne suffit pas. 

Vous savez pourquoi les régimes échouent. 

Vous savez pourquoi vous craquiez toujours aux mêmes moments (article 7)

Et vous savez maintenant que tout ça, vraiment tout ça, n’a jamais été votre faute mais de la manière dont vous vous y êtes pris pour résoudre la situation.

J’ai encore pleins de choses à vous dire alors la série continue. 

Alors dans les prochains articles on va voir concrètement ce que l’hypnose peut faire sur chacun de ces mécanismes, en détail, sans promesses impossibles, avec honnêteté.

Mais si vous n’avez pas envie d’attendre, si quelque chose dans ces neuf articles a résonné et que vous sentez que c’est le moment, je vous propose qu’on en parle maintenant.

Parce qu’il faut bien retenir une chose: 

→ Savoir c’est bien, mais ça n’aide que très peu à changer les choses profondément.

Pour changer et vous débarrasser de votre addiction, il va falloir aller travailler à une strate plus inconsciente.

Dans un premier temps, je vous propose qu’on en parle au téléphone, 45min, sans engagement.

Cet appel est gratuit.

  • On fait le point sur votre situation.
  • On identifie vos patterns précis.
  • Et on voit honnêtement si je peux vous aider.

À très vite,

Balthazar

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