Manger sans faim, craquer sous pression, manger en cachette : vous reconnaissez-vous ?

–> Article 8 (et oui, déja!) de ma série d’articles pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.

Dans l’article précédent, on a parlé des patterns les plus universels:

  • le grignotage du soir
  • le craquage post-conflit
  • la consommation automatique devant les écrans.

Aujourd’hui on va un peu plus loin.

On va parler des patterns un peu plus intimes. Ceux dont on parle moins facilement. Ceux qui font parfois un peu honte pour des raisons x ou y.

Les patterns qu’on va voir aujourd’hui sont les plus chargés émotionnellement.

Et donc un peu aussi les plus importants à comprendre.

Let’s gooo

Qui suis-je en 2 mots?

Je m’appelle Balthazar.

Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.

Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.

Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.

Le lien est juste en dessous.

1- Manger ses émotions (sans faim physiologique réelle)

Commençons par une question simple.

Quand vous avez envie de sucre, est-ce que vous avez vraiment faim ?

Pour beaucoup de personnes que j’accompagne, la réponse honnête est non. Pas vraiment.

Pas physiologiquement.

Un petit test pour savoir si vous avez vraiment faim ou juste envie de sucre:

→ Au moment M demandez-vous si vous ne mangeriez pas une bonne salade de légumes, une omelette ou des haricots rouges.

OUI ? ou bien NON?

Si vous pouvez intervertir le paquet de gâteau pour l’omelette ou pour les haricots, alors vous avez vraiment faim.

Sinon… non, ce n’est qu’une envie de sucre, une faim émotionnelle potentiellement.

La plupart du temps, il ne s’agit pas d’une vraie faim pour les personnes que j’accompagne…

Ce qu’elles ressentent, c’est autre chose:

  • Une tension.
  • Une agitation diffuse.
  • Un inconfort qu’elles n’arrivent pas toujours à nommer.

Et le sucre court-circuite le besoin de nommer.

Mais on va quand même appeler un chat un chat.

Un s’agit d’une “faim émotionnelle”.

La faim émotionnelle se distingue de la faim physiologique sur plusieurs points très concrets. 

Alors que la faim physiologique arrive progressivement, c’est à dire qu’elle monte doucement, elle est patiente. 

La faim émotionnelle, elle, arrive d’un coup. Elle est soudaine, urgente, spécifique.

Illustration: Faim émotionnelle VS faim physiologique

Dans le cas de la faim émotionnelle, vous n’avez pas envie de n’importe quoi: envie de sucre (ou de chips, ou d’un bon coca…). 

C’est précis! 

La faim émotionnelle peut même surgir juste après un repas complet!

Elle ne disparaît pas quand le ventre est plein, on continue malgré la satiété.

En plus de ça, elle est presque toujours accompagnée d’une émotion identifiable ou diffuse:

  • Ennui
  • Anxiété
  • Tristesse
  • Solitude
  • Frustration
  • Sentiment d’injustice.
  • … (vous voyez le principe)

Un fait qui surprend souvent : l’ennui est probablement le déclencheur numéro un de la faim émotionnelle.

Pas le stress, pas la tristesse, mais l’ennui!

Ce vide, cette absence de stimulation, notre cerveau moderne le tolère de moins en moins bien… notamment à cause des smartphones dans nos poches, mais ça c’est un autre sujet.

Il y a quelque chose d’encore plus profond derrière tout ça.

Certaines personnes ne savent tout simplement pas lire leurs propres émotions.

Elles ressentent “quelque chose de désagréable” sans pouvoir le nommer précisément.

Pas par manque d’intelligence mais parce qu’elles n’ont jamais vraiment appris à différencier leurs états internes.

En psychologie on appelle ça l’alexithymie partielle (oui c’est le retour des mots tordus)

Une difficulté à identifier et à mettre des mots sur ses émotions.

.. Vous pouvez oublier ce terme, encore une fois il n’y aura pas d’interro à la fin de l’article… mais retenez tout de même qu’un terme existe pour décrire ce concept. 😉

Bref … quand on ne sait pas ce qu’on ressent, on ne peut pas y répondre de manière adaptée. 

Et devinez qui sait lui répondre parfaitement?

Le sucre!

Alors le sucre répond à la place du besoin émotionnel qui devait être satisfait autrement!

Et il y répond approximativement. Rapidement. Sans avoir besoin de rien nommer.

Je pense que cela nous parle à tous et toutes, n’est-ce pas?

Les pics de consommation en période de surcharge, quand le boulot devient un déclencheur

Celui-là, je le vois beaucoup chez les profils à haute responsabilité, les indépendants, les parents débordés, les étudiants en période d’examens.

Ça ressemble à ça :

Période calme –> Tout va bien, l’alimentation est raisonnable.

Période de rush –> d’un coup, le sucre s’invite partout:

  • Dans le café du matin.
  • Dans le tiroir du bureau.
  • Dans la pause de 16h.
  • Dans la soirée de travail.

Voilà pourquoi.

La surcharge cognitive épuise les ressources de contrôle.

L’autocontrôle n’est pas une capacité illimitée, c’est une ressource qui se fatigue comme un muscle.

Plus vous prenez de décisions dans la journée, plus vous gérez de situations complexes, plus vous sollicitez votre concentration, moins il vous reste de carburant pour résister le soir.

C’est ce qu’on appelle la fatigue décisionnelle.

Barack Obama ne portait que des costumes bleus ou gris pour ne pas avoir à décider le matin.

Steve Jobs portait le même pull à col roulé tous les jours.

Pourquoi?

Pour préserver leurs ressources cognitives pour ce qui comptait vraiment.

Oui, je suis d’accord avec vous, c’est un peu extrême dans ces cas là… mais vous comprenez l’idée.

Ce qui se passe dans votre cas c’est que le soir, après des heures de surcharge, le cortex préfrontal est à plat.

Et à ce moment là… le sucre gagne sans effort.

Mais attendez!

Il y a aussi quelque chose d’encore plus insidieux.

–> Alimentation VS RUSH

Avec les années, le sucre peut devenir indissociable du mode travail lui-même:

  • Café + biscuits.
  • Réunion + chocolat.
  • Concentration + sucre.

Ces associations conditionnées deviennent tellement solides que certaines personnes décrivent une incapacité à se concentrer sans sucre. (oups)

Ce n’est plus juste une envie.

C’est devenu une condition de fonctionnement.

Et le pire c’est que le cerveau rationnel trouve toujours une bonne raison : “je travaille dur, j’ai besoin d’énergie”.

Et en vérité, ce n’est pas totalement faux vu que le cerveau consomme effectivement du glucose sous charge cognitive.

Mais c’est devenu une justification systématique pour un automatisme qui n’a plus grand chose à voir avec un besoin réel d’énergie.

→ Rassurez vous, en accompagnement on travaille sur cet aspect aussi si besoin, c’est en fait un des mécanismes les plus connus et les plus basiques en hypnose.

–> Sucre omniprésent au travail

Grignotages secrets et solitaires

Celui-là, c’est le plus difficile à aborder.

Pas parce qu’il est rare, au contraire, il est très fréquent.

Mais parce qu’il porte quelque chose de particulièrement lourd : la honte.

Vous reconnaissez-vous dans une de ces situations ?

  • Manger debout dans la cuisine, rapidement, pour “ne pas vraiment manger”.
  • Finir les restes dans l’assiette des enfants “pour ne pas gâcher”.
  • Avoir une réserve cachée: tiroir du bureau, boîte à gants de la voiture, fond du placard, que vous êtes le/la seul(e) à connaître.
  • Vous contrôler parfaitement en présence des autres et vous lâcher complètement dès que vous êtes seul(e).

Si vous vous reconnaissez dans une de ces images, sachez d’abord ceci :

Vous n’êtes pas seul(e).

Ce comportement secret révèle une chose précise : la double vie alimentaire.

Une version de vous en public: maîtrisée, raisonnable, normale.

Une version de vous en privé: libérée de tout regard, de tout jugement, de toute surveillance.

Et le manger en secret est souvent associé à un moment de relâchement total:

  • Une parenthèse hors du monde.
  • Personne pour juger. Personne pour voir.
  • Juste vous et ce moment qui vous appartient.

Ce que ce pattern révèle en réalité, c’est souvent une image de soi très dégradée autour de l’alimentation.

Une honte profonde, pas de la culpabilité, la honte.

D’ailleurs, on a vu la différence dans l’article 5 : la culpabilité dit “j’ai fait quelque chose de mal”, la honte dit “je suis quelque chose de mal”

“Si les gens savaient vraiment…”

Cette phrase, que certain(e)s de mes client(e)s formulent en séance, dit tout.

C’est souvent le pattern le plus douloureux à évoquer.

Et paradoxalement, c’est souvent celui qui crée le plus de soulagement quand il est enfin dit à voix haute, sans jugement, sans réaction de recul, sans condamnation.

Juste être entendu(e), vraiment, sur quelque chose qu’on portait seul(e) depuis longtemps.

–> Les fameux grignotages honteux et solitaires… no jugement j’ai connu personnellement cette situation.

Ce que ces patterns ont en commun

Faim émotionnelle. Surcharge cognitive. Comportement secret.

Trois patterns très différents en surface.

Mais ils partagent tous la même structure profonde.

Dans chaque cas, il y a un besoin légitime non satisfait qui cherche une réponse:

  • Le besoin de décompresser.
  • Le besoin d’énergie.
  • Le besoin d’un espace sans jugement.

Dans chaque cas, le sucre offre une réponse approximative: rapide, accessible, efficace à court terme.

Qui soulage sans vraiment satisfaire.

Qui répond à la surface sans toucher le fond.

Et dans chaque cas, la solution ne peut pas venir de l’extérieur, par exemple d’un régime, d’une règle, d’une interdiction.

Elle doit venir de l’intérieur.

Illustration: À quoi ressemble une séance hypnose visio ensemble? À ça ! À ceci près que là c’est une image ia évidemment.

C'est là qu'intervient l'hypnose.

ATTENTION: Chaque accompagnement et chaque séance est évidemment au cas par cas.

Une personne X n’aura sans doute pas besoin de la même chose qu’une personne Y.

Mais je vous met quand meme quelques exemples pour vous projeter.

Pour la faim émotionnelle:

L’hypnose travaille sur l’intéroception (c’est la capacité à lire ses propres sensations et émotions).

On apprend progressivement à différencier la tension émotionnelle de la faim réelle.

À nommer ce qu’on ressent avant de le noyer dans le sucre.

Pour les pics de surcharge

On travaille sur les associations conditionnées entre travail et sucre.

On désancre la triade “concentration = sucre” et on installe de nouveaux rituels de récupération cognitive qui n’ont pas besoin de glucose pour fonctionner.

Pour les grignotages "secrets"

Ça peut être le travail le plus profond et parfois le plus libérateur.

On accède à la honte à la source.

On recontextualise.

On reconstruit une image de soi autour de l’alimentation qui n’est plus basée sur le secret et le jugement.

Et dans tous les cas?

Dans les trois cas, pas de résistance forcée.

Pas d’interdit supplémentaire.

Un travail en profondeur, directement là où ces patterns automatiques ont été construits.

Vous vous reconnaissez dans un de ces patterns ?

Si cet article a mis des mots sur quelque chose que vous vivez, si vous vous êtes dit à un moment “mais c’est exactement moi ça”, alors peut-être avez vous aussi envie qu’on en parle ensemble.

SI c’est le cas, je vous propose un appel téléphonique gratuit de 45 minutes, sans engagement, pour faire le point ensemble sur votre situation.

Lors de cet appel on va :

  • Comprendre ce qui se passe dans votre cas spécifique
  • Voir si mon accompagnement peut vous convenir (ou non)
  • Répondre à toutes vos questions

Discutons-en et voyons si je peux vous aider en accompagnement.

À très vite,

Balthazar

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