–> Article 10 de ma série pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.
On arrive dans le dernier chapitre de cette série.
Neuf articles. Des mécanismes biologiques aux patterns comportementaux. Du cortisol à l’impuissance acquise. Du grignotage du soir au comportement secret.
Vous connaissez maintenant votre addiction au sucre mieux que la plupart des professionnels de santé ne l’expliquent à leurs patients.
Mais il reste une question. La plus importante.
Comment on en sort ?
Pas de promess bullshit ou magique ici.
On va juste voir ce qu’en dit la science dans ces trois derniers articles qui nous attendent.
Et on commence aujourd’hui par le commencement : pourquoi l’hypnose est l’outil qui répond le mieux à ce problème précis d’addiction au sucre et aux grignotages?
Pas parce que c’est ce que je pratique mais parce que c’est ce que la neurologie suggère.
Expliquons ça en détail.
Qui suis-je en 2 mots?
Je m’appelle Balthazar.
Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.
Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.
Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.
Le lien est juste en dessous.
Le problème fondamental de toutes les approches classiques
Voilà une image qui résume neuf articles en une phrase.
Imaginez un iceberg.
La partie visible (au-dessus de l’eau pour ceux qui ne suivent pas) c’est le comportement:
- Ce que vous mangez.
- Quand vous mangez.
- Combien vous mangez.
La partie immergée, invisible, massive, profonde, c’est tout le reste:
- Le cortisol et l’axe HPA.
- La dopamine qui réclame.
- La sérotonine qui chute.
- Les endorphines qui anesthésient.
- Le GABA qui cherche son frein.
- Les associations construites depuis l’enfance.
- Les croyances encodées en profondeur.
- Les patterns automatiques répétés des milliers de fois.
- …
Toutes les approches classiques s’attaquent à la partie visible de l’iceberg.
Les régimes vous disent quoi manger.
Les applications comptent vos calories.
Les coachs nutritionnels vous donnent des règles, toujours plus de règles.
Et votre volonté, elle, elle essaie de tenir ces règles.
Tout ça opère au niveau du cortex préfrontal, la partie consciente, rationnelle, raisonnante de votre cerveau.
Le problème vous allez me dire?
La partie immergée de l’iceberg (là où le problème réside vraiment) est gouvernée par des structures beaucoup plus anciennes et beaucoup plus puissantes : le système limbique, les ganglions de la base, l’amygdale.
Ces structures ne parlent pas le langage de la raison.
Elles ne répondent pas aux bonnes résolutions du lundi matin.
Elles ne lisent pas les étiquettes nutritionnelles.
Elles fonctionnent en automatique.
En réflexe. En survie.
Et dans les situations de stress (précisément quand vous en avez le plus besoin) le cortex préfrontal est mis hors jeu par le cortisol.
La partie rationnelle s’éteint partiellement.
Et la partie automatique prend le relais.
C’est structurellement pour ça que la volonté ne suffit pas. Pas parce que vous êtes faible. Parce que vous utilisez le mauvais outil au mauvais étage.
L'hypnose est un accès direct à la partie immergée.
L’hypnose thérapeutique est l’un des rares outils qui permet d’accéder directement à la partie immergée de l’iceberg.
Pas métaphoriquement. Neurologiquement.
Mais avant d’aller plus loin, parlons d’abord de ce que l’hypnose n’est pas.
–> Ce n’est pas du sommeil.
Vous restez conscient(e) pendant toute la séance, vous entendez tout, vous pouvez parler, vous pouvez sortir de l’état hypnotique à tout moment si vous le souhaitez.
–> Ce n’est pas de la magie.
Ce n’est pas un état mystérieux réservé aux personnes “hypnotisables”. Ce n’est pas ce que vous avez vu dans les spectacles de music-hall où des gens font des choses ridicules sur scène.
(Ces spectacles existent et ils font beaucoup de mal à la réputation de l’hypnose thérapeutique. Ce sont deux choses complètement différentes — autant qu’un chirurgien et un couteau de cuisine.)
L’hypnose thérapeutique, c’est un état de conscience modifiée, naturel, mesurable, reproductible.
Un état que vous avez déjà vécu des centaines de fois sans le savoir.
(Oui, vraiment, et quand je dis des centaines, c’est plutot des milliers et des milliers de fois)
Vous avez déjà conduit sur une route familière et réalisé soudain que vous ne vous souveniez pas des dix derniers kilomètres ?
Vous avez déjà été tellement absorbé(e) par un livre que vous n’avez pas entendu quelqu’un vous appeler ?
Vous avez déjà regardé un film et réalisé que vous aviez oublié pendant deux heures que vous étiez assis dans votre salon ?
C’était de l’hypnose. Légère, spontanée, non guidée. Mais c’était le même mécanisme.
Simple, n’est ce pas?
Ce que la neuroimagerie nous dit
Depuis une vingtaine d’années, les scanners cérébraux nous permettent d’observer ce qui se passe dans le cerveau pendant l’état hypnotique.
Et c’est fascinant.
Plusieurs choses se produisent simultanément.
Le réseau "en mode par défaut" se calme.
Oui c’est un vrai terme scientifique.
C’est en gros la partie du cerveau qui tourne en arrière-plan en permanence, celle qui ressasse le passé, anticipe l’avenir, juge, compare, s’inquiète.
Sous hypnose, cette activité diminue significativement.
Concrètement : le mental bavard s’apaise. La voix qui commente, critique et résiste se met gentiment en sourdine.
Le cortex cingulaire antérieur devient moins actif.
Qu’est ce que c’est encore que ce truc?
C’est cette zone impliquée dans la détection des conflits et, c’est crucial, dans la résistance au changement.
Quand elle est moins active, la résistance psychologique aux nouvelles suggestions diminue.
Le cerveau devient littéralement plus ouvert. Plus réceptif. Moins défensif.
Idéal pour changer vite et bien.
Le système nerveux parasympathique prend le dessus.
C’est le système du repos et de la récupération, l’opposé du système sympathique activé par le stress.
Sous hypnose, le corps entre dans un état de calme physiologique réel.
Le cortisol baisse. La fréquence cardiaque ralentit. La respiration s’approfondit.
(Ce calme physiologique est en lui-même thérapeutique pour quelqu’un dont le système nerveux est chroniquement en état d’alerte. Certains clients décrivent la première séance comme “le premier vrai repos depuis des années”.)
La plasticité neuronale augmente temporairement.
C’est peut-être l’élément le plus important de tous.
Le cerveau devient plus malléable.
Plus réceptif à de nouvelles associations et de nouveaux schémas.
Les connexions neuronales existantes, ces autoroutes du comportement automatique, deviennent plus faciles à modifier.
C’est comme si le ciment qui maintient les vieilles habitudes en place devenait temporairement plus mou. Plus accessible. Plus remodelable.
–> Cerveau “au repos” VS cerveau “sous hypnose
Pourquoi c'est précisément adapté à l'addiction au sucre
Maintenant reliez tout ça à ce qu’on a vu dans les neuf articles précédents.
L’addiction au sucre est maintenue par des automatismes sous-corticaux, des connexions neuronales renforcées par des milliers de répétitions, stockées en dehors de la conscience, opérant plus vite que n’importe quelle décision rationnelle.
La résistance au changement vient d’un système limbique qui croit sincèrement protéger la personne, en maintenant les stratégies de survie qui ont fonctionné jusqu’ici.
Les croyances limitantes sont des postulats encodés en profondeur, pas des pensées conscientes modifiables par la raison.
Les patterns comportementaux sont des réflexes conditionnés, pas des choix délibérés.
L’hypnose, en réduisant la résistance au changement, en augmentant la plasticité neuronale, et en permettant un accès aux couches sous-corticales s’adresse précisément à tout ça.
Pas mal, non?
La volonté opère au niveau cortical. L’hypnose opère au niveau sous-cortical. Le problème est sous-cortical.
Voilà pourquoi l’hypnose est l’outil le plus cohérent pour ce problème précis. Pas parce que c’est magique. Parce que c’est l’outil adapté au bon étage.
–> Hypnose vs addiction au sucre, ce qu’on a vu aujourd’hui en schéma.
Dans le prochain article
Dans l’article suivant, on va voir exactement ce que l’hypnose fait, mécanisme par mécanisme, sur chaque élément qu’on a exploré dans cette série.
- Comment elle désancre l’association stress → sucre.
- Comment elle installe de nouveaux réflexes.
- Comment elle travaille sur les croyances et les souvenirs fondateurs.
On ira encore plus dans le concret et dans l’actionnable.
À très vite.
Balthazar
(PS : si vous voulez qu’on fasse le point sur votre situation maintenant au téléphone, le bouton pour réserver un appel gratuit avec moi est juste en dessous.)