–> Article 4 de ma série pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.
Vous avez déjà vécu ça ?
Lundi matin. Réveil. Détermination au maximum.
“Cette semaine c’est décidé. Plus de sucre. Plus de grignotages. C’est terminé.”
Vous tenez. Lundi, impeccable. Mardi, nickel. Mercredi… un petit craquage. Un truc pas grand chose. Un biscuit. Deux. Le paquet.
Et là, au lieu de vous dire “bon, ce n’est pas grave, je reprends demain” quelque chose se déclenche.
“C’est foutu pour aujourd’hui de toute façon.” vous dîtes-vous.
Et vous finissez la soirée à vider le placard avec la culpabilité qui monte à chaque bouchée.
Si vous vous reconnaissez dans cette scène, et je parie que oui, alors cet article est pour vous qui souhaitez arrêter ou enfin diminuer fortement le sucre durablement.
Car dans cet article on va parler du mécanisme le plus vicieux, le plus sournois, et le plus sous-estimé de toute l’addiction au sucre.
Celui qui transforme chaque tentative d’arrêt en carburant pour le prochain craquage.
Oui vous avez bien lu…
Qui suis-je en 2 mots?
Je m’appelle Balthazar.
Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.
Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.
Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.
Le lien est juste en dessous.
La boucle culpabilité-stress-sucre : le serpent qui se mord la queue
Vous essayez d’arrêter le sucre par la volonté pure?
Alors laissez moi vous dire ce que personne ne vous dit à ce sujet:
La culpabilité que vous ressentez après un craquage génère exactement le même stress qui a provoqué le craquage.
Relisez cette phrase.
Oui c’est bien ce que vous pensez.
La séquence ressemble à ça :
Stress → craquage → soulagement temporaire → culpabilité → honte → stress amplifié → nouveau craquage → culpabilité encore plus forte → stress encore plus intense → …
Image: Cercle vicieux sucre, stress, honte…
C’est un cercle. Parfaitement fermé. Parfaitement vicieux.
Et il y a quelque chose d’important à comprendre ici — la différence entre culpabilité et honte.
La culpabilité dit : “J’ai fait quelque chose de mal.”
C’est le verbe “FAIRE”.
La honte dit : “Je suis quelque chose de mal.”
La culpabilité on peut s’en remettre. On peut se dire “j’ai fait une erreur, je vais faire autrement.”
La honte, c’est différent (même si on peut s’en remettre aussi 😉 )
Elle est différente car elle attaque directement l’identité.
Elle dit “tu es comme ça, tu as toujours été comme ça, tu seras toujours comme ça.”
C’est le verbe “ETRE”.
Et face à une identité aussi douloureuse — devinez ce que le cerveau cherche en urgence ?
Un antidouleur. Rapide. Efficace. Disponible dans le placard de la cuisine.
(Si vous avez lu l’article 3, vous savez exactement de quelle molécule on parle.)
Les personnes les plus piégées dans cette boucle sont souvent les plus perfectionnistes.
Les personnes qui ont des standards élevés pour elles-mêmes.
Les personnes qui se pardonnent le moins facilement.
Paradoxalement, plus vous êtes exigeant(e) envers vous-même sur le sucre — plus la boucle est serrée et douloureuse.
L'ours blanc, ou pourquoi penser à ne pas manger de sucre vous fait manger du sucre
En 1987, le psychologue Daniel Wegner a fait une expérience simple.
Il a demandé à des participants de ne pas penser à un ours blanc pendant cinq minutes.
Résultat : ils n’ont pensé qu’à ça.
Plus ils essayaient de chasser l’image, plus elle revenait. Avec une régularité presque comique.
C’est ce qu’on appelle l’effet rebond cognitif — ou l’ironie des processus mentaux.
–> Quand vous essayez activement de supprimer une pensée, vous activez précisément le mécanisme qui la fait revenir.
(D’ailleurs, c’est vrai pour le sucre mais également pour votre ex petit-ami(e).)
Maintenant remplacez “ours blanc” par “sucre”.
- “Je ne dois pas penser au chocolat.”
- “Je ne dois pas craquer ce soir.”
- “Je ne dois pas passer devant la boulangerie.”
Chaque fois que vous formulez une interdiction dans votre tête — vous pensez exactement à ce que vous voulez éviter.
Et cette pensée déclenche une micro-libération de dopamine. (oups)
- Qui déclenche l’envie.
- Qui déclenche la lutte.
- Qui épuise vos ressources cognitives.
Et le soir, quand vous êtes fatigué(e) et que ces ressources sont à plat —
Le placard gagne.
Ce n’est pas un manque de volonté. C’est de la neurologie de base.
Ironique n’est ce pas?
Image pour illustrer le rebond cognitif et l’ours blanc 😉
La restriction cognitive et ce qu'en dit la science:
Janet Polivy, chercheuse en psychologie, a développé dans les années 80 un concept qui explique beaucoup de choses.
Elle l’appelle la restriction cognitive.
C’est le fait de surveiller mentalement et en permanence ce qu’on mange. De tout calculer, tout peser, tout évaluer. D’avoir dans la tête un compteur permanent qui tourne.
- “Est-ce que je peux me permettre ça ?”
- “Combien de calories dans ce truc ?”
- “Si je mange ça maintenant je devrai compenser ce soir.”
Intuitivement on se dit que cette surveillance est utile. Qu’elle aide à contrôler.
En réalité elle fait exactement le contraire.
Pourquoi ? Deux raisons.
Première raison :
Cette surveillance mentale permanente est épuisante cognitivement.
Elle consomme des ressources. Et quand ces ressources s’épuisent, sous stress, sous fatigue, en fin de journée, le système craque.
D’un coup. Complètement. (oups numéro 2)
Deuxième raison :
Elle crée l’effet “tout ou rien”.
Dès le premier écart: un biscuit, une poignée de chips, un carré de chocolat, le compteur mental se réinitialise brutalement.
“C’est foutu pour aujourd’hui.” vous vous dites.
(le truc qu’on a vu un peu plus haut dans l’article)
Et ce petit écart minime devient une décompensation totale.
On mange sans limite puisque “de toute façon c’est foutu”.
Vous connaissez sûrement quelqu’un (peut-être vous-même ?) qui mange parfaitement toute la semaine et explose le week-end.
Ou qui tient un régime strict pendant trois semaines et craque pendant trois jours d’affilée.
C’est la restriction cognitive à l’œuvre.
–> Plus la règle est rigide, plus la chute est violente.
Tout cela est peut-être un des point les plus importants de mes articles.
Petite illustration de la restriction cognitive: plus la règle est rigide, plus la chute est brutale.
La dissociation, manger sans s'en rendre compte:
Voilà quelque chose que certain(e)s de mes client(e)s décrivent, parfois avec une certaine gêne, une certaine incompréhension :
- “Je me retrouve à avoir mangé la moitié du paquet sans même m’en rendre compte.”
- “C’est comme si j’étais dans un brouillard.”
- “Je reviens à moi et j’ai déjà tout mangé.”
Attention, il faut appeller un chat un chat:
-> Ce n’est pas de la gourmandise incontrôlable.
-> Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est ce qu’on appelle en psychologie et en hypnose un état dissociatif léger.
La conscience se déconnecte partiellement du comportement.
Dans le langage populaire on peut aussi dire “être dans la lune”.
On est ni vraiment là, ni vraiment ailleurs.
Le pilote automatique prend le relais.
Et le pilote automatique, lui, il connaît très bien le chemin vers le placard.
(le placard ou la source de sucre la plus proche)
Ça se produit particulièrement dans trois situations :
- Sous stress intense: le cerveau débordé coupe certains circuits pour économiser les ressources.
- Sous fatigue: même mécanisme, moins de ressources disponibles pour la conscience.
- Devant les écrans: l’attention est captée ailleurs, la main agit seule.
(instagram, tiktok, youtube et compagnie…)
Le plus troublant avec la dissociation, c’est qu’elle crée une amnésie partielle sur le comportement.
La personne ne se souvient pas clairement de ce qui l’a poussée à manger.
Elle ne peut pas identifier le déclencheur précis.
Ce qui rend le changement encore plus difficile, comment modifier quelque chose qu’on ne voit pas ?
(Et si vous vous demandez pourquoi l’hypnose est particulièrement efficace sur ce point, c’est précisément parce qu’elle travaille sur ces états dissociatifs. C’est son terrain naturel. Mais on y reviendra.)
Illustration de quelques états dissociatifs (fatigue, stress intense, écrans…) entrainant (notamment) des grignotages sucrés.
Alors pourquoi tout ça empire quand on essaie d'arrêter ?
Patience, je vais y répondre, mais dans un premier temps:
Récapitulons un peu ce qu’on a vu:
- Vous essayez d’arrêter le sucre par la volonté ?
- Vous pensez à l’ours blanc en permanence, ce qui déclenche des envies ?
- Vous vous imposez une restriction cognitive stricte, ce qui épuise vos ressources ?
- Le moindre écart déclenche la honte, ce qui génère du stress ?
- Ce stress déclenche un craquage, qui génère encore plus de honte ?
- Et quelque part dans tout ça, vous mangez dans un état semi-dissociatif sans même bien comprendre ce qui s’est passé ?
Chaque tentative d’arrêt par la force renforce le problème.
C’est cruel. C’est injuste et assez pervers mais c’est malheureusement réel.
Mais voilà ce que j’ai envie que vous reteniez de cet article :
Ce n’est pas de votre faute si vous n’avez pas vraiment réussi jusqu’à maintenant à arrêter durablement le sucre et les grignotages.
Pourquoi ?
Simplement parce que la méthode que vous utilisez n’est pas la bonne.
Vous avez utilisé le seul outil qu’on vous a appris: la volonté, la restriction, l’interdit.
Et cet outil est structurellement inadapté au problème. Pas parce que vous l’utilisez mal.
Parce qu’il n’est tout simplement pas fait pour ça.
Ce qui change vraiment les choses
Pour sortir de cette boucle, il ne s’agit pas de faire plus d’efforts, toujours plus d’efforts. NON.
Il s’agit de changer de niveau d’intervention.
- La boucle culpabilité-stress-sucre se joue dans l’inconscient.
- L’effet rebond cognitif se joue dans l’inconscient.
- La dissociation se joue dans l’inconscient.
La volonté consciente essaie de contrôler tout ça depuis l’extérieur.
–> C’est comme essayer d’éteindre un incendie depuis la rue avec un verre d’eau.
Ce qu’il faut, c’est accéder à l’intérieur.
C’est aller travailler directement sur la boucle — pas sur ses symptômes:
- Désactiver la honte qui génère le stress.
- Désamorcer la restriction cognitive.
- Travailler sur les états dissociatifs pour les rendre conscients et modifiables.
C’est exactement ce que permet l’hypnose thérapeutique. Pas en vous demandant de résister davantage ni en ajoutant une règle de plus à une liste déjà épuisante. (désolé je me répète mais c’est important)
Ce qui va faire la différence durable c’est d’aller modifier la mécanique elle-même — là où elle fonctionne vraiment.
Vous vous reconnaissez dans cette boucle ?
Si cet article a mis des mots sur quelque chose que vous vivez depuis longtemps — si vous vous êtes dit à un moment “mais c’est exactement ce que je fais” — alors peut-être qu’il est temps qu’on en parle.
Je vous propose un appel téléphonique gratuit de 45 minutes, sans engagement, pour faire le point ensemble sur votre situation.
Lors de cet appel on va :
- Comprendre ce qui se passe précisément dans votre cas
- Voir si mon accompagnement peut vous convenir
- Répondre à toutes vos questions
En bref: une conversation honnête pour voir si je peux vous aider.
À très vite,
Balthazar