Il est 17h, vous avez eu une journée chargée, vous rentrez tranquillement quand soudain… une odeur de croissant passe entre vos narines.
Ou peut-être est-ce une idée soudaine du type :
“Et si je passais au supermarché 5 minutes pour me prendre un paquet de gâteaux ?”
Ou encore :
“Tiens, je vais m’acheter un dessert pour ce soir… j’en profiterai pour prendre du chocolat et en manger un peu…”
À ce moment-là, l’appel du sucre est trop fort.
Et malgré vos bonnes résolutions et votre détermination, vous craquez.
Et si ces envies soudaines de sucre n’étaient pas un manque de volonté, mais un mécanisme purement biologique que nous subissons tous et toutes ?
Aujourd’hui, nous allons parler d’un des mécanismes qui se cachent derrière les fringales et les envies de sucre incontrôlables.
J’ai nommé : le stress et le trio infernal… vous allez comprendre 😉
Qui suis-je en 2 mots?
Je m’appelle Balthazar.
Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.
Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.
Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.
Le lien est juste en dessous.
Le Trio Infernal : quand notre cerveau passe en mode "Alerte"
Il ne s’agit pas d’un trio musical ni d’un jeu de société.
Pourtant, quand on veut comprendre le lien entre stress et addiction au sucre, il faut comprendre le rôle des 3 protagonistes impliqués.
Les spécialistes l’appellent l’axe HPA, nous on l’appellera le trio infernal, ça vous va?
H — L'Hypothalamus (Le Détecteur) :
C’est une petite zone à la base du cerveau. Il agit comme un radar de surveillance 24h/24.
Dès qu’il perçoit une menace, réelle ou imaginaire, il donne l’alerte.
P — L'Hypophyse / Pituitary (Le Messager) :
Située juste en dessous, elle reçoit l’alerte de l’hypothalamus et envoie un signal chimique (l’hormone ACTH) dans le sang pour prévenir le reste du corps.
A — Les Surrénales / Adrenals (L'Usine) :
Ce sont deux petites glandes posées sur vos reins.
Quand elles reçoivent le message de l’hypophyse, elles larguent l’artillerie lourde : l’adrénaline et surtout le cortisol.
Ces trois-là fonctionnent de pair.
Mettons-les en scène en 4 actes :
1er Acte : Votre patron hausse le ton, vous pensez à vos dettes, un cycliste vous double par la droite (vous habitez Paris ?… oui, je sais, c’est l’enfer).
2ème Acte : Votre hypothalamus (qui surveille en permanence ce qui se passe dans votre esprit et autour de vous ) détecte un danger potentiel.
Je dis bien potentiel, car il ne s’agit que d’une alarme de prévention :
“On ne sait jamais, vaut mieux se mettre en alerte” se dit-il.
D’ailleurs l’hypothalamus peut être activé aussi bien par des événements réels, par exemple un passant qui crie dans la rue à côté de vous, que par des événements purement imaginaires, par exemple si vous vous imaginez réciter un discours devant une salle de 1000 personnes.
Les deux ont le même effet.
Bref, la sonnette d’alarme est tirée.
3ème Acte : L’hypophyse reçoit le signal de l’hypothalamus et répond en libérant de l’ACTH dans tout votre corps.
4ème et dernier Acte : Les surrénales reçoivent le signal de l’hypophyse et produisent en réponse du cortisol et de l’adrénaline.
Après tout, peut-être s’agit-il d’un vrai danger, peut-être allons-nous avoir besoin de courir ou de nous protéger.
Voici un petit visuel qui résume exactement ce que je viens de dire plus haut au niveau de l’axe HPA. 🙂
Pourquoi le cortisol est le meilleur ami de l'addiction au sucre (et donc notre pire ennemi)
Le rôle du cortisol est de mobiliser de l’énergie.
À l’époque où nous devions chasser et nous débrouiller pour survivre, de nombreux dangers pouvaient survenir.
Face au tigre devant nous, deux options s’offraient à nous :
- Courir (pour essayer de survivre)
- Se battre (exactement pour la même raison)
Dans les deux cas, nous avions besoin d’énergie. Et quelle est la source d’énergie la plus facilement et rapidement mobilisable pour notre corps ?
Le sucre. Sucre = énergie pure, à court terme en tout cas.
Plutôt utile, me direz-vous… sauf qu’il y a un problème.
L’effet immédiat : Le cortisol demande au foie de libérer du glucose dans le sang pour que les muscles puissent agir. Logique.
Le problème moderne : Vous courez après avoir reçu un mail stressant ?
Ou après que votre patron a insinué que le budget allait être serré cette année ? Non.
Et moi non plus.
Résultat : le sucre reste dans le sang, il n’est pas utilisé. Et puisqu’il n’est pas brûlé lors d’un effort physique, l’insuline intervient pour faire le ménage :
“Qui a bien pu laisser traîner tout ce sucre dans le sang ?”
L’insuline monte pour stocker le sucre excédentaire, et c’est le coup de bambou : hypoglycémie réactionnelle.
Vous avez eu un pic de glycémie… suivi d’un crash.
C’est là que la faim arrive.
Mais ce n’est pas fini.
Votre cerveau voit que le sucre a chuté — mais que le stress, lui, est toujours là.
Vous continuez à ruminer ce mail, ces problèmes, ces inquiétudes…
Que fait le cerveau ?
Il panique.
Et envoie une nouvelle commande urgente de sucre rapide.
Le fameux paquet de gâteaux à 16h.
Un fait intéressant à noter : le sucre consommé fait réellement baisser le cortisol temporairement.
Ce n’est pas imaginaire, ni purement psychologique.
C’est physiologique. On peut d’ailleurs comparer le cortisol à un enfant qui appelle sa mère : “MAMAN ! MAMAN ! MAMAAAANNNN !” … jusqu’à ce qu’elle réponde enfin : “OUI ?!”
Cette analogie est moins anodine qu’elle n’y paraît — mais c’est un autre sujet.
–> Voici une petite image pour visualiser pleinement tout ce qu’on vient de dire.
Le cercle vicieux : quand le bouton "OFF" est cassé
Pourquoi et comment l'hypnose peut vous sortir de là
En temps normal, une fois le stress passé, le cortisol envoie un signal à l’hypothalamus :
“C’est bon, on a géré, tu peux éteindre le radar.” C’est le bouton OFF.
Le bébé a arrêté de crier.
Attention : le stress, à l’origine, n’est pas quelque chose de mauvais. Au contraire — dans les situations d’urgence réelle, c’est un allié précieux.
Le vrai problème, c’est la répétition.
Heure après heure, jour après jour. Dans le stress chronique, le bouton OFF se casse.
C’est comme si le bébé criait en permanence.
Le résultat ?
L’axe HPA reste activé en permanence. Le corps croit qu’il est en guerre 24h/24, ce qui épuise les surrénales et rend la gestion du sucre et des émotions totalement chaotique.
Mauvaise nouvelle : les envies de sucre peuvent devenir permanentes en cas de stress chronique.
Très mauvaise nouvelle : à terme, le cortisol chronique perturbe l’insuline et peut mener à une résistance à l’insuline — la case d’avant le diabète.
Vous comprenez maintenant pourquoi le stress est notre pire ennemi face à l’addiction au sucre.
Image: Stress chronique, envies de sucre et résistance à l’insuline possible
Face au trio infernal, la plupart des approches classiques s’attaquent au mauvais étage.
Les bonnes résolutions opèrent au niveau conscient — là où la raison essaie de tenir bon.
Et là où elle échoue souvent.
Mais l’automatisme stress → sucre ne se joue pas à ce niveau. Il est encodé bien plus profondément, dans les circuits limbiques et sous-corticaux du cerveau — là où la volonté n’a tout simplement pas accès.
C’est précisément pour ça que “faire des efforts” ne suffit pas.
Et que l’échec répété n’est pas un manque de caractère — c’est une question de neurologie.
L’hypnose thérapeutique est l’un des rares outils qui permettent d’accéder à ces couches profondes.
En induisant un état de conscience modifiée — mesurable en neuroimagerie, pas de la magie — elle réduit l’activité des zones cérébrales responsables de la résistance au changement et augmente temporairement la plasticité neuronale.
Concrètement : le cerveau devient plus réceptif à de nouvelles associations.
On peut alors travailler directement sur le lien conditionné entre stress et sucre, installer de nouveaux réflexes de régulation émotionnelle, et réduire la charge émotionnelle des situations déclencheuses — le soir sur le canapé, après une journée épuisante, face au frigo ouvert à 22h.
Je ne demande jamais à mes clients de résister davantage.
On va plus loin : on change ce qui se passe en dessous de la résistance.
Image: Conscient et Inconscient.
La prochaine étape
Vous vous demandez peut-être si l’hypnose pourrait marcher pour vous ?
Si oui, voici ce que je vous propose : parlons-en au téléphone.
Cela nous permettra de le savoir rapidement.
Concrètement, lors de cet appel nous allons :
- Faire le point sur votre situation
- Voir si mon accompagnement peut vous convenir
- Répondre à toutes vos questions
- Programmer, si vous le souhaitez, la 1ère séance ensemble
Pour réserver votre créneau, cliquez sur le bouton ci-dessous.
Cet appel est gratuit et sans engagement.
Je vous souhaite une très belle semaine,
Balthazar