–> Article 3 de ma série pour comprendre le lien entre stress et addiction au sucre.
Dans les deux premiers articles, on a vu comment le stress force votre corps à réclamer du sucre via l’axe HPA (Voir article 1) et comment la dopamine et la sérotonine transforment ce besoin en véritable circuit de dépendance neurochimique. (Voir article 2)
Si vous ne les avez pas lus, je vous invite à le faire, ils posent les bases de ce qu’on va voir aujourd’hui.
Parce qu’aujourd’hui on termine le tableau. Et je vous préviens : les deux derniers cavaliers sont peut-être les plus surprenants.
L’un d’eux va vous révéler que le sucre agit sur votre cerveau exactement comme un antidouleur.
L’autre va vous expliquer pourquoi votre main va au placard saisir un paquet de gâteaux avant même que vous ayez décidé quoi que ce soit.
Prêt(e) à creuser encore un peu plus le lien entre stress et addiction au sucre ?
On y va.
Qui suis-je en 2 mots?
Je m’appelle Balthazar.
Je suis hypnothérapeute, mais avant tout, je suis un ancien addict au sucre.
Je connais ce sentiment de perte de contrôle et cette culpabilité après chaque grignotage, parce que je l’ai vécu.
Aujourd’hui, ma mission est de vous accompagner à vous libérer durablement de ces addictions, comme je l’ai déjà fait pour des dizaines de personnes en accompagnement individuel.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre situation spécifique, vous pouvez réserver un diagnostic de 45 minutes avec moi. C’est gratuit et sans engagement.
Le lien est juste en dessous.
Cavalier n°3 — Les Opioïdes Endogènes : oui, le sucre agit comme un antidouleur
Troisième molécule, et celle-ci va peut-être vous surprendre.
Quand vous mangez du sucre, votre cerveau libère des bêta-endorphines.
Vous connaissez les endorphines ? Ce sont les molécules libérées pendant un effort physique intense, le fameux “runner’s high”, cette euphorie légère après une longue course.
Ce sont aussi, structurellement, les mêmes molécules que la morphine.
Oui. La morphine.
À des niveaux incomparablement plus faibles, évidemment. Mais le même système. Le même effet analgésique.
Ce n’est pas une métaphore : le sucre réduit réellement la perception de la douleur, physique ET émotionnelle.
C’est d’ailleurs démontré chez les nourrissons. Quand on donne une solution sucrée à un bébé avant une piqûre, il pleure significativement moins. Le sucre calme la douleur de manière mesurable. Pas seulement psychologiquement, biologiquement.
Alors quand vous avez eu une journée émotionnellement épuisante, une dispute, une déception, une accumulation de petits coups durs… et que vous vous retrouvez à vider le placard le soir…
…votre cerveau n’est pas en train de vous trahir.
Il est en train de chercher un antidouleur d’urgence. Le plus rapide qu’il connaisse.
Et ça marche. C’est ça le problème. 😉
(Ça explique aussi pourquoi certaines personnes ressentent des symptômes proches d’un sevrage quand elles arrêtent le sucre brutalement : irritabilité, anxiété, fatigue, humeur en dents de scie.
Ce n’est pas que dans leur tête.
C’est le système opioïde endogène qui réclame sa dose habituelle.
Le corps s’est habitué à son antidouleur naturel et quand il disparaît d’un coup, il le fait savoir.)
Image: Consommation de sucre = libération de beta-endorphines
Cavalier n°4 — Le GABA : la molécule de la détente que le sucre "emprunte"
Quatrième et dernier cavalier. Et celui-là est peut-être le plus troublant.
Le GABA, où acide gamma-aminobutyrique pour les amateurs de noms imprononçables (mais on va juste dire GABA), est le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau.
Son rôle : freiner l’activité neuronale, calmer le système nerveux, induire un état de détente.
En clair : le GABA, c’est votre frein naturel face au stress et à l’agitation.
Sous stress, ce système est sous-actif. Le frein lâche. Vous êtes tendu, agité, incapable de vous poser.
Et le sucre dans tout ça?
Vous vous en doutez, il favorise indirectement l’activité GABAergique. Il réactive partiellement ce système de freinage.
Ce qui est troublant (et très instructif) c’est que c’est exactement le même système activé par l’alcool. Ou par les benzodiazépines (encore un nom imprononçable!), ces médicaments anxiolytiques que les médecins prescrivent pour l’anxiété.
À des niveaux sans commune mesure, je précise. Mais le principe neurologique est identique.
Autrement dit : quand vous vous dites “j’ai besoin de quelque chose pour me détendre” et que vous attrapez instinctivement quelque chose de sucré…
Votre cerveau cherche exactement ce que cherche quelqu’un qui se verse un verre de vin après le travail.
Un moyen de réactiver son système de freinage naturel.
(Ce n’est pas un jugement, c’est juste une explication on est bien d’accord)
Image: Sucre et production de GABA
Et maintenant : pourquoi tout ça devient automatique
Voilà. Vous connaissez maintenant les 4 cavaliers (enfin si vous avez lu mes autres articles bien sur…)
Aller! Je vous les remet au cas où! 😉
-> Article 1
-> Article 2
Il s’agit donc des: Dopamine, sérotonine, endorphines, GABA.
Mais il reste une question… et c’est probablement celle qui vous trotte dans la tête depuis le début :
“Pourquoi est-ce que c’est automatique ?”
“Pourquoi ma main va au placard manger des bonbons avant même que j’aie décidé quoi que ce soit ?”
La réponse tient en une phrase.
Elle a été formulée par le neuropsychologue Donald Hebb dans les années 40, et elle est toujours d’une actualité absolue :
“Les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble.”
Chaque fois que la séquence stress → sucre → soulagement se répète, la connexion neuronale entre ces trois éléments se renforce.
Après des dizaines de répétitions, elle est solide. Après des centaines, elle est automatique.
À ce stade, le comportement ne passe plus par la décision consciente.
La main va au placard avant que le cortex préfrontal — le siège de votre raison et de votre volonté — ait eu le temps d’intervenir.
Et sous stress intense, ce cortex préfrontal est d’ailleurs mis hors jeu par le cortisol.
Il est littéralement moins actif, moins disponible, moins capable d’exercer son rôle de régulateur.
C’est biologiquement pour ça que la volonté ne suffit pas.
Vous ne demandez pas à votre jambe de ne pas bouger quand un médecin tape sur votre genou avec son petit marteau.
Ce réflexe se joue en dessous de votre volonté consciente.
L’automatisme sucre-stress, c’est pareil. Juste beaucoup plus complexe. Et beaucoup plus ancré.
Image: Formation de l’habitude (reflexe inconscient, comme ici faire ses lacets)
Alors… on fait quoi avec tout ça ?
On pourrait se dire que c’est foutu.
Qu’on va traîner cette vieille addiction au sucre et au grignotage pour toujours?
Que si c’est biologique, neurologique, automatique, câblé depuis des années…on n’y peut rien.
Mais ce serait oublier une chose fondamentale : le cerveau est plastique.
Il a appris ces automatismes. Il peut en apprendre de nouveaux.
Ce n’est pas une question de volonté, on vient de passer trois articles à voir pourquoi.
C’est une question d’accéder au bon niveau neurologique pour modifier ce qui s’y passe.
- La dopamine qui réclame encore.
- La sérotonine qui cherche sa béquille.
- Les endorphines qui jouent les antidouleurs.
- Le GABA qui emprunte le sucre pour se calmer.
- Et par-dessus tout ça, un conditionnement répété des centaines de fois.
Ces mécanismes ne se règlent pas en faisant “plus d’efforts”.
Ils ne se règlent pas avec un régime de plus, une application de plus, une promesse marketing de plus.
Ils se règlent en allant travailler là où ils sont encodés, dans l’inconscient, en dessous de la pensée consciente.
C'est précisément ce que permet l'hypnose thérapeutique.
On ne va pas supprimer vos émotions, ne vous inquietez pas, et je ne vais même pas vous demander de résister davantage (ça vous l’aviez compris aussi).
Sous hypnose, on va aller modifier les connexions neuronales elles-mêmes, là où la volonté seule n’a jamais pu aller.
Comment ça marche vous pourriez me demander?
En accédant à l’état hypnotique, le cerveau devient temporairement plus plastique, plus réceptif au changement.
On peut alors désancrer l’association automatique stress → sucre, installer de nouveaux réflexes de régulation émotionnelle, et réduire la charge émotionnelle des situations déclencheuses.
- Sans effort de résistance.
- Sans privation.
- Sans lutte intérieure permanente.
C’est ce sur quoi je travaille avec chacun de mes clients, et c’est pour ça que les résultats sont différents de tout ce qu’ils ont essayé avant.
Vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire ?
Si ces trois articles vous ont parlé — si vous vous êtes dit à un moment “mais c’est exactement moi ça” — alors peut-être qu’il est temps qu’on en parle.
Je vous propose un appel téléphonique gratuit de 45 minutes, sans engagement, juste pour faire le point ensemble sur votre situation.
Lors de cet appel on va :
- Comprendre ce qui se passe précisément dans votre cas
- Voir si mon accompagnement peut vous convenir
- Répondre à toutes vos questions
Une conversation honnête pour voir si je peux vous aider à vous débarrasser de votre addiction au sucre et aux grignotages une bonne fois pour toute, en bref.
À très vite,
Balthazar